La mémoire des murs, Tatiana de Rosnay
Ce roman a été écrit avant Elle s'appelait Sarah, et l'on voit déjà ici le chemin qui y a conduit.
Pascaline, une quadragénaire divorcée au physique agréable lorsqu'elle prend le temps de s'occuper d'elle (ce qu'elle ne fait pas), emménage dans un nouvel appartement parisien. Les lieux lui plaisent et répondent à ses critères, mais après y avoir passé un moment, elle commence à avoir des malaises lorsqu'elle est dans sa chambre, au point qu'elle préfère dormir dans le salon.
C'est alors qu'elle apprend qu'il y a quelques années, un tueur en série a assassiné Anna dans cette même chambre… Ce drame sordide va vite l'obséder, au point que sa vie personnelle et professionnelle vont en pâtir.
Voilà une histoire à l'ambiance pesante et mystérieuse, où les fantômes de jeunes filles sauvagement tuées viennent hanter l'esprit d'une femme apparemment ordinaire. Entre le besoin de comprendre, le désir de ne pas faire disparaître la mémoire de ces jeunes femmes et le drame qu'elle a connu elle-même il y a quinze ans - blessure jamais refermée - la narratrice de La Mémoire des murs est prise dans un engrenage qui va la mener bien au-delà de ce qu'elle envisageait en s'intéressant aux victimes du meurtrier multirécidiviste.
Ce roman psychologique m'a plu parce que l'auteur mène sa plume avec habileté, particulièrement lorsqu'il s'agit de mettre en scène des lieux qui ont une âme*… Il vous entraîne dans un univers que l'on aimerait imaginaire mais qui, hélas, reflète le terrible contenu des faits divers relatés dans les journaux.
* Je me demande si j'ai bien fait de le lire juste avant de déménager dans un nouvel appartement !!!!!
Special thanks : un grand merci à Tatiana de Rosnay pour sa gentille dédicace !
Les avis de : Cuné ; Lily ; Anne, Sylvie ; Antigone ; Valdebaz …
Nouvelle édition en broché : Héloise d'Ormesson, mai 2008, 142 p.

